- juin 2, 2026
- Envoyé par : marcbernard
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Dirigeants de TPE/PME : ce n’est pas le manque de temps qui vous bloque, c’est souvent le manque de décision
Vous connaissez sûrement cette situation.
Une décision importante à prendre.
Un devis stratégique à relancer.
Un recrutement à finaliser.
Un problème d’équipe à traiter.
Une action commerciale à lancer.
Un chantier d’organisation à structurer.
Et pourtant… vous repoussez.
Pas parce que vous êtes paresseux. Pas parce que vous manquez d’ambition. Pas parce que vous n’êtes pas capable. Mais parce que, comme beaucoup de dirigeants, vous êtes pris dans le quotidien, les urgences, les imprévus, les sollicitations permanentes.
La procrastination ne ressemble pas toujours à de l’inaction. Parfois, elle se cache derrière des phrases très professionnelles :
“Je vais attendre d’avoir plus de recul.”
“Ce n’est pas encore le bon moment.”
“Je dois d’abord finir autre chose.”
“Je veux que ce soit parfait avant de lancer.”
“On verra ça après la saison.”
“Je m’en occupe la semaine prochaine.”
Le problème, c’est que “la semaine prochaine” devient souvent “le mois prochain”. Puis “quand ce sera plus calme”. Et dans une PME, ce moment n’arrive presque jamais.
La procrastination coûte cher. Elle coûte du temps, de l’énergie, de la sérénité, du chiffre d’affaires, de la confiance et parfois même des opportunités commerciales. Elle alimente aussi une forme de fatigue mentale : vous savez ce que vous devez faire, mais comme vous ne le faites pas, cela tourne en boucle dans votre tête.
La bonne nouvelle ? On peut en sortir. Pas avec de grandes résolutions théoriques, mais avec des actions simples, répétées, concrètes.
Voici 10 leviers pour arrêter de remettre à demain ce qui peut faire avancer votre entreprise aujourd’hui.
- Découpez vos grands objectifs en petites actions
Un objectif trop gros fait peur.
Une action simple donne envie d’avancer.
Dire “je dois revoir toute mon organisation commerciale” peut sembler énorme. En revanche, dire “je bloque 30 minutes pour lister mes 20 prospects prioritaires” devient beaucoup plus accessible.
C’est l’un des principes forts rappelés dans l’article source : les grands objectifs doivent être découpés en petites étapes concrètes pour devenir gérables.
Dans une TPE/PME, beaucoup de projets restent bloqués parce qu’ils sont mal découpés :
“Structurer mon équipe” devient :
identifier les rôles clés, clarifier les responsabilités, organiser un point hebdomadaire, former un manager intermédiaire.
“Développer mon chiffre d’affaires” devient :
relancer 10 anciens clients, appeler 5 prospects, revoir mon offre, préparer une campagne LinkedIn, organiser un événement local.
“Améliorer ma trésorerie” devient :
mettre à jour les encaissements, relancer les factures en retard, négocier deux délais fournisseurs, construire un prévisionnel simple.
Conseil du coach : ne commencez pas par chercher le plan parfait. Commencez par identifier la prochaine action physique, visible, réalisable en moins de 30 minutes.
La question à vous poser :
Quelle est la plus petite action que je peux faire aujourd’hui pour avancer ?
- Adoptez la règle : Aujourd’hui, pas demain
La procrastination adore demain.
L’action préfère aujourd’hui.
Demain est confortable. Demain ne vous oblige pas à décider. Demain vous donne l’illusion que vous gardez le contrôle. Mais dans les faits, demain devient souvent une zone de stockage pour toutes les décisions que vous n’avez pas voulu prendre aujourd’hui.
Dans l’article, Denis Waitley propose une formule simple : “Today, Not Tomorrow”, autrement dit : aujourd’hui, pas demain.
Pour un dirigeant, cette phrase peut devenir un véritable réflexe de management.
Un collaborateur attend une réponse ? Aujourd’hui.
Un client attend une relance ? Aujourd’hui.
Une décision bloque un projet ? Aujourd’hui.
Un problème revient depuis trois semaines ? Aujourd’hui.
Une action commerciale est prévue ? Aujourd’hui.
Attention : cela ne veut pas dire tout faire immédiatement. Cela veut dire décider immédiatement du prochain mouvement.
Vous pouvez décider de faire.
Vous pouvez décider de déléguer.
Vous pouvez décider de planifier.
Vous pouvez décider d’abandonner.
Mais ne laissez pas les sujets flotter.
Conseil du coach : quand une tâche arrive, prenez une décision rapide : je fais, je délègue, je planifie ou je supprime. Le flou est l’un des meilleurs carburants de la procrastination.
- Terminez ce que vous commencez
Beaucoup de dirigeants ne manquent pas d’idées. Ils manquent de finalisation.
Ils lancent une campagne commerciale, puis passent à autre chose.
Ils commencent une réorganisation, puis se font happer par l’urgence.
Ils préparent une offre, mais ne la diffusent jamais.
Ils recrutent, mais sans aller jusqu’au bout du processus.
Ils engagent une démarche stratégique, mais sans plan d’exécution.
Résultat : l’entreprise accumule des projets ouverts, inachevés, énergivores.
Or, un projet commencé mais non terminé pèse mentalement. Il consomme de l’attention. Il crée de la frustration. Il donne l’impression d’être occupé sans être réellement productif.
L’article source insiste sur l’importance de concentrer son énergie sur le projet majeur en cours pour le mener à terme.
Dans une PME, finir est souvent plus rentable que commencer autre chose.
Finir une offre commerciale.
Finir une fiche de poste.
Finir un tableau de bord.
Finir une relance client.
Finir une procédure.
Finir une négociation.
Conseil du coach : faites la liste de vos projets ouverts. Puis choisissez-en un seul à terminer cette semaine. Pas dix. Un. La discipline de finition crée de la confiance et du résultat.
- Attaquez les tâches désagréables en premier
Certaines tâches sont désagréables, mais nécessaires.
Relancer un impayé.
Recadrer un collaborateur.
Appeler un client mécontent.
Dire non à une demande.
Revoir une marge insuffisante.
Analyser une baisse de rentabilité.
Prendre une décision difficile.
Plus vous repoussez ces sujets, plus ils prennent de place. Ils grossissent dans votre esprit. Ils deviennent plus lourds que la tâche elle-même.
L’article recommande de lister les projets nécessaires mais désagréables que l’on reporte, puis de leur attribuer une date de réalisation.
C’est une excellente pratique pour les dirigeants.
Prenez une feuille et notez :
Les 5 sujets que je repousse alors que je sais qu’ils sont importants.
Puis ajoutez en face :
La prochaine action.
La date.
La personne concernée.
Le résultat attendu.
Exemple :
Sujet repoussé : relancer trois factures en retard.
Prochaine action : appeler les trois clients avant vendredi 11h.
Résultat attendu : obtenir une date ferme de règlement.
Conseil du coach : commencez vos journées par une action courageuse. Une seule. Vous verrez que le reste de la journée devient plus léger.
- Réduisez les distractions qui volent votre énergie
La procrastination moderne a un visage : l’écran.
Téléphone.
Notifications.
Réseaux sociaux.
Emails.
Actualités.
Vidéos.
Messages instantanés.
Le problème n’est pas l’outil. Le problème, c’est l’usage non maîtrisé.
Un dirigeant peut facilement passer sa journée à répondre, vérifier, consulter, réagir… sans jamais avancer sur ce qui crée vraiment de la valeur.
L’article source rappelle que l’usage excessif d’Internet peut devenir un refuge pour éviter les activités orientées objectifs.
Posez-vous une question simple :
Est-ce que ce que je suis en train de faire sert mon objectif prioritaire ?
Si la réponse est non, vous êtes peut-être en train de vous occuper pour éviter d’agir.
Quelques règles simples :
Consultez vos emails à heures fixes.
Désactivez les notifications non essentielles.
Bloquez des créneaux sans téléphone.
Préservez vos matinées pour les sujets stratégiques.
Gardez les réseaux sociaux pour des moments définis.
Conseil du coach : chaque matin, bloquez 60 à 90 minutes pour votre priorité numéro 1 avant d’ouvrir vos emails. Celui qui commence sa journée dans la boîte mail commence souvent sa journée dans les priorités des autres.
- Transformez les problèmes en prochaines actions
Dans une entreprise, les problèmes ne manquent jamais.
Un client insatisfait.
Un fournisseur en retard.
Un collaborateur démotivé.
Un planning qui dérape.
Une marge qui se dégrade.
Un recrutement compliqué.
La procrastination commence souvent quand un problème reste formulé comme un problème.
“On a un souci d’organisation.”
“Les équipes ne communiquent pas assez.”
“On manque de rentabilité.”
“Les commerciaux ne relancent pas.”
“Je n’arrive pas à déléguer.”
Ces phrases décrivent une situation, mais elles ne créent pas d’action.
L’article invite à adopter un feedback orienté solution, en demandant notamment quelle est la prochaine étape envisagée.
C’est une question puissante à intégrer dans votre management :
Quelle est la prochaine action ?
Qui s’en occupe ?
Pour quand ?
Avec quel résultat attendu ?
Un problème sans prochaine action devient une plainte.
Un problème avec une prochaine action devient un plan.
Conseil du coach : en réunion, interdisez les sujets qui se terminent sans action, sans responsable et sans date. Sinon, vous organisez simplement la répétition des problèmes.
- Cherchez un modèle, un mentor ou un coach
On procrastine souvent parce qu’on se sent seul face à la décision.
Seul pour choisir.
Seul pour trancher.
Seul pour organiser.
Seul pour prioriser.
Seul pour affronter les conséquences.
C’est particulièrement vrai pour les dirigeants de TPE/PME. Vous êtes souvent entouré, mais pas toujours accompagné. Beaucoup de personnes vous sollicitent, mais peu vous aident à prendre du recul.
L’article recommande d’échanger avec des personnes qui ont déjà réussi, afin d’apprendre de leurs succès comme de leurs erreurs.
Un mentor, un pair dirigeant, un réseau d’entrepreneurs ou un coach d’affaires peut vous aider à sortir de la boucle mentale.
Pas pour faire à votre place.
Mais pour vous poser les bonnes questions.
Vous challenger.
Vous aider à clarifier.
Vous remettre en mouvement.
Vous responsabiliser.
Conseil du coach : ne restez pas seul avec une décision importante plus de quelques jours. Si vous tournez en rond, cherchez un regard extérieur. Le bon échange au bon moment peut vous faire gagner des semaines.
- Remplacez la peur par l’information
Beaucoup de procrastination vient de la peur.
Peur de se tromper.
Peur de perdre un client.
Peur de déplaire.
Peur de recruter la mauvaise personne.
Peur d’investir.
Peur de ne pas être à la hauteur.
Peur de faire moins bien que prévu.
Dans l’article, la peur est présentée comme une perception qui peut sembler réelle alors qu’elle ne repose pas toujours sur des faits suffisants.
La solution n’est pas d’attendre que la peur disparaisse. La solution est de collecter les bonnes informations pour décider.
Vous hésitez à recruter ?
Clarifiez le besoin, le coût, le retour attendu, les risques, les alternatives.
Vous hésitez à investir ?
Calculez le seuil de rentabilité, les gains potentiels, le scénario prudent.
Vous hésitez à recadrer un collaborateur ?
Préparez les faits, les impacts, les attentes et le cadre de l’échange.
Vous hésitez à lancer une offre ?
Testez-la sur un petit segment client au lieu d’attendre qu’elle soit parfaite.
Conseil du coach : quand vous avez peur, ne demandez pas “comment éviter le risque ?”. Demandez plutôt : “de quelles informations ai-je besoin pour prendre une meilleure décision ?”
- Acceptez que le changement crée toujours des problèmes
Beaucoup de dirigeants procrastinent parce qu’ils espèrent un moment sans tension pour agir.
Quand l’équipe sera stabilisée.
Quand le carnet de commandes sera plus clair.
Quand la trésorerie sera meilleure.
Quand le marché sera plus prévisible.
Quand j’aurai plus de temps.
Quand les choses se calmeront.
Mais diriger, c’est avancer dans l’incertitude.
Tout changement crée des ajustements. Toute croissance crée des tensions. Toute décision importante génère des effets secondaires. C’est normal.
L’article rappelle que les problèmes sont souvent des conséquences naturelles du changement et du progrès.
Donc la vraie question n’est pas :
Comment éviter les problèmes ?
La vraie question est :
Quels problèmes suis-je prêt à gérer pour atteindre un meilleur niveau de performance ?
Car ne rien changer crée aussi des problèmes : stagnation, usure, perte d’opportunités, démotivation, baisse de marge, dépendance excessive au dirigeant.
Conseil du coach : arrêtez d’attendre un contexte parfait. Il n’existe pas. Choisissez plutôt le prochain progrès utile, même imparfait.
- Passez de la procrastination à la proaction
La procrastination, c’est subir le temps.
La proaction, c’est reprendre le pouvoir sur vos décisions.
Un dirigeant proactif ne fait pas tout.
Il choisit mieux.
Il priorise.
Il décide.
Il délègue.
Il avance.
Il corrige.
Il apprend.
L’article conclut sur une idée forte : il n’existe pas vraiment de “décision future”, seulement des décisions prises aujourd’hui qui auront un impact demain.
C’est exactement ce que vivent les dirigeants.
Votre trésorerie de demain dépend de vos décisions d’aujourd’hui.
Votre équipe de demain dépend de votre management d’aujourd’hui.
Votre croissance de demain dépend de vos actions commerciales d’aujourd’hui.
Votre liberté de demain dépend de votre capacité à structurer aujourd’hui.
Alors, posez-vous cette question :
Dans 90 jours, qu’est-ce que je regretterai de ne pas avoir commencé aujourd’hui ?
Et surtout :
Quelle action vais-je poser dans les prochaines 24 heures ?
Le plan d’action du dirigeant : 30 minutes pour sortir de la procrastination
Prenez maintenant une feuille ou ouvrez un document, et répondez à ces 5 questions :
- Quel sujet important suis-je en train de repousser ?
- Pourquoi est-ce important pour mon entreprise ?
- Quelle est la plus petite action concrète que je peux faire ?
- Quand vais-je la faire précisément ?
- Qui peut m’aider, me challenger ou me tenir responsable ?
Puis passez à l’action.
Pas demain.
Pas quand ce sera parfait.
Pas quand vous aurez plus de temps.
Maintenant.
Votre entreprise n’a pas besoin de plus d’intentions, elle a besoin de mouvement
La procrastination n’est pas seulement un problème personnel. Dans une TPE/PME, elle devient vite un problème stratégique.
Chaque décision reportée ralentit l’entreprise.
Chaque action évitée entretient le flou.
Chaque sujet repoussé consomme de l’énergie.
Chaque priorité non traitée laisse la place aux urgences.
Mais l’inverse est vrai aussi.
Chaque petite action terminée renforce votre confiance.
Chaque décision prise clarifie le cap.
Chaque problème transformé en plan crée de l’élan.
Chaque progrès visible nourrit la motivation.
Alors, votre défi est simple :
Arrêtez de mijoter. Commencez à agir.
Votre entreprise n’attend pas que vous soyez parfait.
Elle attend que vous avanciez.
Allez, il est temps de passer à l’Action 😉
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